La Communication est morte ! Vive la Conversation (*)

par / lundi, 30 mai 2011 / Publié dansCOLLABORER, MANAGER

Au sein des marchés interconnectés, et des employés intraconnectés, les gens se parlent entre eux d’une puissante nouvelle façon.

Ces conversations en réseau permettent à de puissantes nouvelles formes d’organisation sociale et d’échange de connaissance, d’émerger.

Les marchés deviennent plus intelligents, plus informés, plus organisés.

Il n’y a pas de secrets. Les marchés connectés en savent plus que les entreprises sur leurs propres produits. Et que et que ce qu’ils découvrent soit bon ou mauvais, ils le répètent à tout le monde.

Ce qui se passe dans les marchés, se passe également parmi les employés. Une construction métaphysique dénommée « L’Entreprise » est la seule chose qui les sépare.

Les entreprises devraient se détendre et se prendre un peu moins au sérieux. Elles ont besoin d’un sens de l’humour.
Avoir le sens de l’humour ne signifie pas mettre des blagues sur le site web institutionnel. A l’inverse, cela implique de grandes qualités, un peu d’humilité, du franc parler, et un véritable point de vue.

Les entreprises doivent descendre de leur Tour d’Ivoire et parler avec les personnes avec lesquelles elles espèrent instaurer une relation.

En s’exprimant dans un langage qui est distant, peu attrayant, arrogant, elles bâtissent des murs pour maintenir à distance leurs clients.

Les clients informés recherchent des fournisseurs qui parlent leur langage.

Apprendre à parler d’une voie humaine n’est pas un truc de parloir. Cela ne s’apprend pas au cours d’une simple conférence.

Pour parler d’une voie humaine, les entreprises doivent partager les centres d’intérêts de leurs communautés.

Mais avant tout, elles doivent appartenir à une communauté.

Les communautés humaines sont fondées sur le dialogue – sur des dialogues humains à propos de préoccupations humaines.

La communauté du dialogue est le marché.

Le management du style commander-et-contrôler vient de et renforce la bureaucratie, la lutte du pouvoir et une culture globale de la paranoïa.
La paranoïa tue le dialogue. C’est son but. Mais le manque de dialogue peut tuer une entreprise.

Il y a deux sortes de dialogues en cours. Un à l’intérieur de l’entreprise. Un avec le marché.

Malheureusement, la partie de l’entreprise à laquelle un marché connecté veut s’adresser, est généralement cachée derrière un écran de fumée de boniments, d’un langage qui sonne faux, et qui généralement, l’est.

En tant que clients, qu’employés, nous nous demandons pourquoi vous n’écoutez pas.
Vous avez l’air de parler dans une autre langue.

Si vous voulez nous parler, dites-nous quelque chose. Et quelque chose d’intéressant, pour une fois.
On a des idées pour vous aussi : de nouveaux outils dont nous avons besoin, de meilleurs services.

Les barrières qui délimitent nos dialogues sont comme le mur de Berlin aujourd’hui, mais elles ne sont qu’un désagrément. Nous savons qu’elles finiront par tomber. Et nous allons nous appliquer des deux côtés, à les faire tomber.
Pour les entreprises traditionnelles, les conversations en réseau peuvent sembler confuses, et désarçonnantes.

Mais nous nous organisons plus vite que vous ne le faites.
Nous avons de meilleurs outils, d’avantages d’idées neuves, et aucun règlement pour nous ralentir.

Nous nous éveillons et nous connectons les uns aux autres. Nous observons. Mais nous n’attendons pas.

(*) Extrait du Manifeste des évidences.

Dirigeants, cadres, apprenons à …  converser…

Les outils 2.0 nous y aident mais ils ne remplaceront pas…
Pas plus que nous maîtriseront ce que vos collaborateurs échanges dans les réseaux sociaux.

Et cette conversation ne s’arrête pas aux frontières de l’entreprise…
Quelle gouvernance, quelle relation avec nos collaborateurs ? quelle intimité avec nos clients ? et plus globalement avec notre écosystème ?

Combien dépensons-nous en communication institutionnelle ?

N’est-il pas temps d' »éduquer » nos collaborateurs… en commençant par… nous même ?

Thierry Le Scoul – Transforming Coach

One Response to “La Communication est morte ! Vive la Conversation (*)”

  1. […] précédente de la communication. D’ailleurs, comme je l’ai indiqué ici  « La communication est morte, vive la conversation !« . Et une opportunité n’arrive jamais seule, ceci nous apporte une exigence […]

TOP