La voiture électrique un enjeu éco..politique ?

par / lundi, 20 décembre 2010 / Publié dansBusiness Case, Innovation, Pédagogie

Le 19 janvier 2010, sous le patronage de Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, Renault, EDF, GBH (Groupe Bernard Hayot), Total Réunion,… ont signé, une lettre d’intention sur l’expérimentation à La Réunion de 50 véhicules électriques associés à des infrastructures de charge principalement alimentées par des énergies renouvelables.

La déclaration d’intention signée à La Réunion, marque l’ engagement des signataires dans le projet VERT (Véhicules Electriques pour une Réunion Technologique), pièce majeure du programme GERRI (Grenelle de l’Environnement à la Réunion- Réussir l’Innovation).

Cette déclaration d’intention définit le cadre d’une expérimentation qui devra permettre de tester, dans un milieu insulaire des véhicules électriques associés à des infrastructures de charge alimentées par des moyens de production d’énergies renouvelables dédiés (notamment photovoltaïque).

Ce projet devra démontrer que le bilan global d’émission de CO2 des véhicules électriques à la Réunion, est meilleur que les véhicules thermiques ou hybrides actuels.


VERT vise ainsi à expérimenter le déploiement d’un réseau d’infrastructures de recharge dimensionné en nombre et en modes de charges (normale et rapide) afin de répondre aux besoins de déplacements sur un territoire de taille réduite.
Le projet VERT sera aussi l’occasion de tester des offres spécifiques de mobilité électrique destinées aux flottes de véhicules d’entreprises ou d’administrations comme aux particuliers.

Le retour d’expérience du projet pourrait être transposable à des pays ou régions présentant des similitudes quant aux systèmes électriques.
Le projet VERT fera l’objet d’un dépôt de dossier à un prochain AMI (Appel à
Manifestation d’Intérêt) de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

Source :  Site presse media.renault.com

A Paris …

Bertrand Delanoë, maire de Paris, souhaite qu’Autolib’ soit une « révolution efficace, qui améliorera la qualité de vie ». C’est finalement le groupe Bolloré, qui a remporté jeudi le contrat Autolib’, dont la mise en oeuvre est prévue dès octobre 2011 dans la capitale et une quarantaine de communes de la région Île-de-France. L’offre « permettra dans moins d’un an, j’espère, de mettre en place plus de 1.000 stations, dont 700 à Paris et 3.000 véhicules pour commencer », a-t-il détaillé. Vincent Bolloré doit donner ce vendredi des précisions sur son projet. Il est impliqué financièrement dans le projet, puisqu’il doit apporter 60 millions d’euros au capital de la société qui sera constituée pour exploiter Autolib’. Le groupe prendra également en charge l’exploitation du service.

Autonomie de 250 kilomètres

Le problème… c’est que nombre d’experts s’interrogent sur la faisabilité concrète du projet Bolloré, qui porte sur un véhicule à quatre places doté en principe d’une autonomie de 250 kilomètres et proche du concept Blue Car que l’on a vu au dernier Mondial de l’automobile parisien. Ce modèle a été développé avec le carrossier Pininfarina. « Il s’agit d’une voiture un peu fantôme qui doit être assemblée dans une usine tout aussi problématique à Turin », explique un analyste. En fait, «  Bolloré a une usine de batteries à Quimper et à Montréal. Il croit beaucoup à l’avenir de ses batteries lithium-métal-polymère recyclables et beaucoup plus sûres que les autres selon lui. Il veut donc les promouvoir de cette façon », assure un expert. D’autres se montrent sceptiques sur la viabilité financière de l’opération. Le système Autolib’ suscite d’ailleurs, plus globalement, de vraies questions sur la fiabilité des véhicules, la mise à disposition, l’acheminement, les contrôles de bon fonctionnement. Les stations comporteront six places de stationnement en moyenne. Chaque place sera équipée d’une borne de recharge, indiquant également par un voyant lumineux l’état de la place ou du véhicule. Les communes financeront les stations, à 50.000 euros pièce. Le concept de voiture en libre-service existe aux Pays-Bas depuis 1995, avec des voitures classiques, mais également en Suisse et en Allemagne depuis plus d’une vingtaine d’années.

En région Poitou Charente

Ségolène Royale, par le Conseil Régional de « Poitou Charente » entre dans le capital d’Heuliez et confie par un appel d’offre la production d’une voiture électrique à cette même entreprise : Heuliez

One Response to “La voiture électrique un enjeu éco..politique ?”

  1. Girondeaud dit :

    Tout ce cirque autour des voitures électriques m’enrage au plus haut point. On se fout du monde : depuis 100 ans on aurait pu développer les inventions de Nikola Tesla, dont presque tous les gouvernements étaient au courant, comme la voiture à énergie libre en 1931, free energy generator, etc. Et depuis des Américains ont inventé la fusion froide et d’autres systèmes tout aussi intéressants. Nos dirigeants préfèrent faire gagner des milliards à leurs amis pétroliers et constructeurs de centrales nucléaires polluantes aux dépens des Français et du monde entier. Je peux envoyer des fichiers à qui les veut.

TOP